Textes d’amis

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Les textes fournis par les amis sont proposés avec leurs protections originales; veuillez les contacter directement pour toute citation.

Marc-Emmanuel Ackermann

m-e-ackermann

Né à Genève en 1972, ME Ackermann est écrivain, compositeur et plasticien. Ce texte, sans titre, sans doute pour garder son intégrité, surprend par sa transparence, sa sobriété, son apparente simplicité, fruit d’un travail poussé de dépouillement.

Leste,
elle s’affranchit de toute limite
pour dessiner
à l’extérieur
ce qui l’anime de l’intérieur.

Elle est libre
et donc belle,
elle est belle,
donc délicate,
mais cette fragilité
est pleine d’une puissance
que rien ne saurait arrêter.

Elle dessine,
et les cieux l’accompagnent,
la terre également.

Elle n’est que vent
et prodige de la nature.

Cet acte d’amour
en pleine empathie avec l’environnement
dégage une sérénité telle
que les feuilles en sont rassurées.

Elle dessine,
de son corps,
des pieds à la tête,
l’amour de toute existence,
de toute forme
et de toute essence.

Marc-Emmanuel Ackermann
in ESSENCES (2016)
éditions EDILIVRE
https://www.edilivre.com/auteurs/marc-emmanuel-ackermann-12484.html

Emilie Gandois

Emilie Gandois

Comédienne, animatrice radio, chanteuse, parolière, auteure …On se demande où s’arrêtent les talents d’ Emilie Gandois. Son site sur Wix permet une approche plus complète de l’artiste.. Pour la contacter : emilie.gandois@gmail.com

Le texte suivant témoigne non pas la difficulté d’écrire, mais plutôt de l’incertitude de son résultat….En tout cas, il me parle. Pas de titre, donc une entrée directe au cœur du sujet. D’autres textes, à orientation poétique, suivront. Mais une chose à la fois…

C’est comme ça, ce mot que tu tiens, cette verve que tu lâches, cette idée soudain qui perce la page. De l’encre partout, et le clavier qui mitraille. Tu ne sais pas d’où ça te vient. Ca vient. La rime est juste et le ton n’est pas monotone, il y a des cris et de la folie, ou de la tendresse, à point. C’est comme ça, ces mots que tu danses, ça n’a pas besoin de cuire, c’est déjà prêt, ça se déguste à peine né.
Et puis cette étrangeté : aucune réaction, point de sourires ni d’admiration. Les mots, pourtant sauvagement lâchés, n’ont pas su déclencher la moindre réaction.

Le lendemain, c’est comme ça aussi, cette furie que tu tiens là dans ton stylo et qui vrille l’encre, et qui habille le réel. Les mots, ce précipice où tu te jettes sans conscience – tu ne peux pas faire autrement -, et les idées et les hurlements qu’adoucissent les rimes. Tu écris sans raison, il faut juste écrire, et chanter, et éclabousser de vie cette toile immaculée que tes pinceaux désirent. Et puis cette étrangeté : des larmes ou bien des sourires, des exclamations insensées, des oh, des ah, des engouements à perdre sens.

Ainsi volent et vont et s’oublient les mots, les couleurs et les chants.
Un jour tes mains touchent la vie, un jour elles fouillent le néant, et seul celui qui regarde ou entend aura raison.

Emilie Gandois

Hugo98

Hugo 98

Hugo98 est un poète discret qui sait parler de choses simples et nous incite à rêver. Le poème choisi en est un exemple :

C’est un billard français

Mon sol est une ardoise
où l’herbe est un tapis.
Soleil, Terre , Lune,
voilà! j’ai fabriqué
un billard de fortune.
C’est un billard Français.
Au ciel la carambole…
Blanche flèche! Blanche queue!
c’est l’avion en virole
qui frotte au toit du monde
son nez à la craie bleue.

Hugo98

Henripierre

Henripierre sait charmer avec des mots simples…

Des phrases délicates mais dont certaines recèlent leur pesant de sagesse…2 excellents textes sont proposés ici :
Promenade en ville, et en première position un pur joyau : Mohair et soie.
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Mohair et soie
 .
« Là, tous les jours » dit l’homme.
Il désigne un chemin
Suavement enveloppé d’une forêt.
Combien de randonnées, de rêveries ?
Il ne le sait.
 .
C’est le chemin d’avant
Qui mène à ses propres richesses,
Poudreux d’existences dorées ;
La sienne, trésor sauvage, en était reine.
Voilà qu’il pleure, maintenant !
 .
Maintenant…
Qu’il se tient de l’autre côté.
Pourtant, la fragile clôture,
Comme tissée , presque parure,
Ne fait que séparer deux égales beautés.
 .
Comment est-il venu, l’homme,
Du côté de ses larmes ?
Il n’en sait rien.
Seul, son instinct souffle qu’il n’y a pas loin
De part et d’autre.
 .
S’il voulait : quelques pas suffiraient… Pourquoi pas ?
Il ne sait,
Il ne fait.
Mais il reste immobile et chagrin,
Montrant encore le chemin,
 .
Dans l’ombre et la lumière aux couleurs adoucies,
Dans ses tièdes sanglots,
Pianissimo,
Il balbutie :
 .
« Là, tous les jours ».
 .
Henripierre / HPB0810MMXI
..
  .
Promenade en ville
  .
J’aime bien marcher dans la ville.
La foule passe, tête haute,
Et moi, les yeux baissés.
Par terre, une fois, j’ai trouvé une jolie breloque ;
Ma femme était contente.
Mais, en général, je ne cherche rien de particulier.
 .
Souvent, je visite une église,
Je les adore toutes mais j’ai ma préférée, ma légitime.
Sur sa porte, un jour, « Ils » avaient placardé ceci :
« Passant, que cherches-tu dans ce lieu ?»
Personne n’avait répondu alors j’ai écrit :
« Je veux être acquitté mais sans procès ».
Quand je suis repassé « Ils » avaient enlevé l’affiche…
 .
A la gare, je descends toujours jusqu’aux toilettes
Pour lire les obscénités.
Les gens écrivent avec ce qu’ils peuvent :
Un crayon, un objet pointu, ou même un doigt
Trempé dans quelque humeur secrète.
Aujourd’hui le mot « progrès » est inscrit à la craie,
Je l’efface : ainsi ça sera moins dégoûtant.
Hier c’était le mot « mérite »
J’ai dû cracher dessus pour l’enlever.
 .
Habituellement, je finis par un jardin public.
C’est reposant de voir des gens désœuvrés :
Familles avec enfants, amoureux, moineaux…
Je leur jetterais bien quelques miettes à tous
Mais je ne pense jamais à apporter du pain.
Je rentre alors chez moi.
  .
Henripierre
….

Margelle 

Logo Margelle

Auteure d’un livre de poésie « Les yeux gris », un recueil plein de délicatesses et d’interrogations…

Les âmes inconsolées

Qui saura dire un jour la lourdeur de nos pas
Traversant sans espoir d’inutiles saisons,
Arrimés pour toujours à l’étoile envolée ?

Pour rêver en secret de la paix du trépas
Il faut avoir connu le froid de la prison :
Nul ne pourra guérir notre âme inconsolée.

Au prix de quels tourments tentons-nous, intrépides,
De nous remémorer les couleurs de l’ été !
La nuit nous revoyons le visage livide
De notre amour, nimbé d’intemporalité…

Sur un beau piédestal hissant l’image sainte,
De toute erreur humaine à jamais préservée,
Demeurons, ici-bas, du bonheur hors d’atteinte
Attendant, en haut lieu, la place réservée.

Mais l’être aimé ne peut entendre nos complaintes
Il ne peut déchiffrer l’encre de nos sonnets
Nous voilà condamnés au deuil insurmontable.

Alors pour accepter du silence l’empreinte
Bâillonnons notre cœur et fermons nos carnets
Car même le chagrin nous apparaît coupable !

Bras levés vers le ciel ainsi que branches mortes
Nous implorons pour rien un amour sans écho
Lorsque l’on a connu douleurs de toutes sortes
Pourquoi donc à l’enfer toujours payer l’écot ?

C’était comment, déjà, le goût de la tendresse ?
La saveur des baisers se peut-elle oublier ?
À qui donc confier l’indicible détresse ?
Les serments qu’on a faits, faut-il les renier ?

Nous errons dans la vie, sombres infortunés,
Feignant d’apprécier nos journées insipides :
Plus de joies partagées et tout devient maussade.

Offrant au vent d’hiver un sourire de façade
Nous regardons nos mains désespérément vides
Alors que nous avions encor tant à donner !

Margelle, Novembre 2011

Publié sur Jepoeme.

Marine Laurent

Marine Violette

Trois poèmes, en hommage à une plume d’exception : Les Chardines suivi de La Pologne, et un des plus beaux poèmes qu’il m’ait été donné de lire : Noël.

Marine, c’est un univers où les mots viennent inventer leurs propres sonorités, afin qu’un sens nouveau, d’une force poétique intense, émerge brusquement.

Les Chardines

Sous son chapeau jardin
Il devine il dessine
Et il peint
Il peint le lapin du jardin
La rave ratisseuse
La louche récureuse
Et la maman couture
La sereine serine à lames d’écouture
La toilette matine
La maîtresse magicienne lecture
Il peint dans son jardin intime
Et sa femme gentine
Eclaire doucement les bougies de ses yeux
Les femmes aux intérieurs misère
Sont de graves couseuses
Résignation pauvresse fichus et tabliers
Jupons tombants
Il y a toujours un chat et un chaudron de cuivre
Du linge à lessiver des chaises enfantines
Des pommes ramassées dans les fossés des riches
Et du sang de lapin
Les enfants sont sérieux comme on l’est chez les pauvres
Les femmes ont des fonctions des métiers de leurs mains
Elles se définissent à la blancheur du linge
A la noirceur du pain
Il les faut regarder à mi-soleil tombant
Sans éclairer le livre
La mère est laboureuse elle a toujours à faire
Ecurer et pourvoir
Blanchir et ratisser
Lui il ratisse bleu dans les jardins du ciel.

Marine

Publié sur Jepoeme, sous le pseudo de Marine20.

..

La Pologne

La Pologne à ce moment-là
Était à deux pas
Il n’y avait pas le téléphone
En bottes j’y allais
Le bébé sur les bras
La Pologne était muette
Aux murs des broderies
Et la télé criait
Il avait de grands bras
Un gros pull blanc de laine

En France
Je me chauffais au charbon
Puis je descendais l’escalier
Puis j’en montais un autre
Je prenais ma douche en Pologne
Entre les deux il y avait
Un chemin de neige et d’angoisse
Car les espions nous surveillaient
Notre amour était empêché

Pologne Alik Alain
Les noms qui nous poursuivent
En souterrain
Pologne Alik Alain
Les fantômes de nos destins

Il y eut des trains de noyage
Où je dormais sur ton épaule
Il y eut des retours de froid
Il y eut même un mariage
Dont j’ai regardé la photo
Tu avais menti sur ton âge
Nous nous sommes aimés trop tôt.

Marine, décembre 89 (Publié )

..

Noël

Je connus autrefois des neiges étincelantes
Par des nuits désertées où fuyaient les hiboux
Entre des sapins noirs dévalant une pente

J’avais dans ma voiture une petite fille
Ballottée en tous sens dans son petit manteau
Et qui priait maman on arrive bientôt
Et les fils défilaient sur des poteaux de bois
L’enfant s’endormait chat tout autour de mon cou

Lorsque enfin arrivée je la prends dans mes bras
Pour ne pas l’éveiller en peinant l’escalier
J’arrivais au troisième et tombais sur un lit
D’un logement glacé

Enroulées l’une à l’autre sous le vieil édredon
On se disait je t’aime
Le matin nous givrait le cœur dessous les toits
Il fallait repartir gagner son biberon

L’escalier de charbon à monter dans le froid
Un petit sapin nu avec une poupée
Et son grand regard triste

Enfant pardonne-moi
J’ai fait ce que j’ai pu
Dans cette étrange vie

Je suis là maintenant
Sans crèche et sans amour
La poupée ne dit plus
Maman
Je t’aimerai toujours.

Marine, 13 décembre 2011

Publié sur Jepoeme sous le pseudo de Violette

Un recueil de poésie de Marine : D’âme, disponible sur Bod.fr

Marine

Lauragaël

Lauragael_jepo

Ancien enseignant, Lauragaël vit dans le Périgord. Il écrit depuis depuis de longues années, et a publié à compte d’auteur un recueil.
Il a également un blog ‘La poésie de Lauragaël« .

lauragael_

L’enfant silence

Je ne dis pas vos mots, je ne fais pas vos gestes,
Ma vie c’est une nuit, vous ne comprenez pas
Que ce silence froid c’est tout ce qui me reste
Pour être parmi vous, emboîter votre pas.

J’ai mon esprit là-haut, perdu dans les nuages,
Sans doute bien souvent mes yeux vous font-ils peur
Comme mes pauvres mains qui, au hasard, voyagent
Et disent les tourments qui encombrent mon coeur.

Je suis l’enfant silence et pourtant dans ma tête,
Sans jamais parvenir à pouvoir l’exprimer,
Au creux de mes abris, je souhaiterais des fêtes
Pour vous chanter je t’aime et enfin partager.

Mais mon monde est ainsi, fait d’océans perdus,
J’y vogue solitaire à chercher quelque port
Pour rencontrer enfin vos terres inconnues
Mais vivantes de bruits, comme autant de trésors.

Et si, tout près de vous, je vous parais absent
C’est que je ne sais pas dissiper ce mystère
Qui fait que mon présent s’échappe dans le vent
Comme brume flottant au-dessus d’une terre.

Lauragaël

Clairealine

Clairealine logo

Pour elle, l’écriture a toujours été un moyen d’éclairer ses pensées, autant qu’une façon d’enrichir ce besoin permanent de créativité…

Impasse

Connais tu la rue de l’impasse ?
quand l’un passe, l’autre suit..
tu ne peux t’y croiser,
c’est la rue de l’oubli,
le trou noir sans fond…..

Entends tu le gravier qui chagrine
Sous les poids de ces pas
Qui errent et cheminent
Aux gouffres de là-bas ?

Tu peux parfois marcher sans cesse,
Boussole sur la main,
Posée là comme une caresse,
Qui perd le nord sans lendemain.

Il est des heures fécondes,
Quand même les secondes ne peuvent s’endormir,
L impasse pour ta ronde,
Où tu rumines encore et encore
Ces taches de souvenirs,
Ces espoirs vains
Qui finissent en soupirs,

Ne pas lâcher les pagaies du bois de tes ancêtres,
Ne pas tricher, les masques sont futiles ;
Ne pas pleurer, si le sol est fertile,
Mais une fleur,
Rose à épines
Du petit prince, elle est chétive,
Son globe est son espace,
La vie ne laisse pas de trace,
Impasse…….

Clairealine

Publié sur Jepoeme

Morgan

Morgan

Des poèmes généralement courts, concis et directs comme des rêves, dont ils empruntent le mystère. A publié également sous le nom de Mederick.

Vous prend-il parfois l’envie

Vous prend-il parfois l’envie
De n’être pas sur ces hauteurs,
À cette heure précise entre jour et nuit ?
Peut-être la peur
Que l’horizon profond vous confonde
Et vous signifie votre insignifiance féconde…

Vous méditez un peu…

Et le vent facétieux
Joue dans vos cheveux,
Vous rappelant à la vie.

Tout,
Autour de vous
S’assombrit.

Peu à peu, la nuit,
Douce et consolatrice,
Comme un délice,
Vous enveloppe.

Morgan

 Publié sur Jepoeme

Corsaire

corsaire

Des poèmes courts et longs qui se muent en une quête qui ressemble étrangement à un cheminement vers la vérité intérieure…

Nous sourirons demain…

Nous sourirons demain de nos gouffres béants
Qui nous firent néant. Nous n’avions d’avenir
Que ces temps révolus de l’aride Ispahan
Nous rêvions d’abondance, il eût suffi d’un rire

Nous verrons la lumière et le ballet des ombres
La course du soleil du levant au couchant
Et nous resterons là, en silence et vivants
Dans ces bribes de nous qu’aspire la pénombre

Le ciel s’ébroue enfin, il est l’heure ô mon cœur
D’apaiser les rancœurs, de rire et de chanter
Ainsi renaît l’envie : nous aimerons sans peur
Le vent ébruitera un chant d’éternité

Corsaire

Publié sur Jepoeme

Publié également sous le nom de Jean-Francois D’Argent :
 http://www.mokle.net/2010/08/12/nous-sourirons-demain/

Agnès Schnell

Logo_AS

Trait d’union entre deux terres
je n’ai pas d’histoire.
Tant de nervures et tant de replis
naissent en moi
que je ne sais pas où je finirai…

PS Logo : Détail d’un tableau de Carlo Crivelli ‘Annunciation with St Emidiud 1948 London

Rêves barbares

Terreau profond
d’où tu extrais tes turbulences

humus
où le nœud des racines
te tient farouche dans l’impatience
dans les questions fermées
farouche dans la souillure
dans l’étroitesse des pensées…

Nous accablés
avons grillé nos ailes et nos nuits
avons blessé les rythmes
ces lignes d’ombre qui nous faisaient chanter.

Ronces et orties
contre nos rêves de foudre
voix de lave et griffures
contre nos essaims de verbes
contre nos fleuves fous qui se perdent
à contre-courant.

Si la pluie délite nos argiles
si l’odeur d’humus enivre les abeilles
nos rêves barbares exhalent
une odeur germinale.

Agnès Schnell

A propos de Agnès Schnell :

Française d’adoption, elle vit aujourd’hui dans un pays de forêts, de collines et de rivières. Elle écrit depuis la fin de l’adolescence, et publie maintenant sur plusieurs sites Internet.

Conteuse pour les petits, alphabétisatrice pour les grands, membre de la société des écrivains ardennais, elle apparaît régulièrement dans plusieurs revues belges et françaises. Elle a publié déjà 8 recueils depuis 2005. Le 9e arrive très prochainement.

 

Quelques liens :
http://lapoesiequejaime.net/a_schnell.htm
http://www.poesie-francaise-francophone.com/agnes_schnell.htm

Connue également sous le pseudo de Dusha :
http://lespoetes.net/cartedevisite.php?pseudomembre=Dusha

et également sous le pseudo de Marjas, interviewée sur ce site :
http://www.accents-poetiques.com/?Marjas

Une présentation d’une de ses publications :
(Jour de liesse, jour de colère. Agnès Schnell, avril 2006)
http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?article285

Enfin, sa page FB  ici

 …

Guarani

Guarani_logo

Les poèmes de Guarani sont faits du brouillard des songes, de leurs surréalisme…Il parle surtout d’amour, mais le poème que j’ai choisi est d’une noirceur surprenante….Un véritable diamant ténébreux.

Chiennes

Le souffle enfiévré des gueules et leurs relents de soufre
La meute de l’ombre lâchée monte aux créneaux de la nuit

Les crocs menaçants des sentinelles
Luisent sous la lune

Comme les pics griffus et insurmontables
Des montagnes fauves

Barrières et cordières
Gardiennes du bon sens

Ennemies féroces du sang profane

Chiennes noires
Reniflant la sueur froide
Des incartades

Leurs empreintes de rage
Défigurant les désirs

Morsures de censure
Dans l’obsession des horizons

Guarani

Publié sur Jepoeme

7 réflexions sur “Textes d’amis

  1. J’adorrrrrrrrrrrrrrrrrrrre ma belle violette comment vas tu ma chérie !ta santé ? tu ne souffres pas de solitude !!viens sur les poètes net !
    bisous du coeur
    A lefevre

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