Brisure

Est l’endroit pur
Le lieu très immobile
où sait le grand silence inventer son ensuite

Est l’endroit si ténu
Si fin dans son repli
que l’atome, effrayé, hésite à s’y défaire

Est l’endroit où le vert, où l’idée, où l’ivresse
déjà promis aux flammes
succombent en l’éternel instant
d’un rêve inachevé d’éternelle jeunesse

Là s’est fêlé le rêve

Oh non, pas d’une brisure à demi-perceptible
mais d’un fil traversant la courbe du calice
laissant sourdre hors du lieu
cette eau tant désirable à nos lèvres avides
à jamais évadée comme en mots pris aux vents
grimée en sépulture, jusqu’au jaillissement qu’un futur nous prépare
Éternels épilogues à notre destinée
Refrains inéluctables
bien plus désirs que faims
bien plus envols que tombes
plus vivants qu’agités
en soubresauts dérisoires ayant pour unique fonction
de nous distraire du but premier
celui de nous poser les vraies questions

Mais cela, j’en ai déjà parlé
alors que c’est d’oubli dont nous avons besoin

Mars 2012

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