La promenade du soir

La promenade du soir
celle où l’âme de l’autre
endormie dans ses linges
assoupi de corps et de présence
comme en un lien de lui seul connu
cette promenade aux étoiles amies
lune mordue parfois d’un appétit masqué

La promenade encore
appartient à celui qui néglige sa pensée
et,
d’un regard hissé haut
ose, de sa petitesse, humble et sans nommer le ciel
juste contempler ce qui fut, et sera dans l’après
(ce gouffre de l’en-haut)

Plus qu’infime, plus qu’insignifiance,
plus encore que l’occupant décreusé de ses mots
il convient, pour un temps, où l’unique accepte d’être mystère
d’oublier la poussière agglomérée
cette pâte dont nous sommes pétris
et redevenir l’informe,
l’impalpable gaz de flammes et de feux emmêles

Et soudain naît l’idée
l’exacte intuition de ce chemin perdu
lente route aux balises patientes
mais tellement inutile, caduc en son feuillage
que l’ancêtre au nom court aurait bien pu tracer

Mais retentit l’échec
Défaillis nos espoirs
non pas d’un cataclysme odieux dans son orage
mais dans l’ombre naissante d’un jour qu’on voulait neuf
à force d’errements, d’épidermes meurtris,
aux aveugles lumières enclosant nos paupières
est détourné l’esprit d’un chapitre indicible
du grimoire sacré
où l’invisible indiquait d’une fragile esquisse
pour nos sens un ailleurs sans borne établie
hors celle de nos désirs

Mars 2012

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