L’esprit désamorcé

Au travers de la vitre
les yeux d’un chat se soudent aux miens
visiblement de toute éternité

Le sphinx n’a pas besoin de s’incarner aux pierres
ni d’indiscutables dimensions
moins encore d’une amarre aux sables de Gizeh

Lui suffit d’un regard
imprégné des lassitudes propres aux vaincus
-c’est du mien dont je parle, terriblement banal dans ses répétitions-
pour que s’évacue l’esprit
vers une de ces déclinaisons nouvelles
où la raison hésite

Plus étrange encore depuis qu’elle se dessine
surgie comme un brouillard levé parmi les herbes
car c’est de l’intérieur qu’on la suppose
empêtrée d’impossibles mesures

Et toujours sa forme
ses contours
habitent l’insondable

Décembre 2011

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