Promenades 3 – Lui

Il est retenu
suspendu au côté de l’espace immense, à mon flanc
mon élan
doigts de brume, filets fantôme
Il suffirait d’un rien pour que je les efface
en délace les nœuds

Un couloir, un lieu vide de tout,
une ville secrète ou personne ne va
sauf
nous
que nos souffles distants d’à peine un empan
parenthèses tournées en symbole exclusif
) séparent (

Il suffirait d’un rien
d’une absence à ici
d’un endroit où tes mains pourraient toucher les miennes
nos yeux pour seuls témoins
pour que tout bascule
dans une eau de délices

Une eau de mille feux
une eau comme on la boit dans un rêve sans âge
avant les grands tourments
avant les découpages en genres différents
quand pour parler à l’autre, suffisaient d’ obliquer
les yeux vers l’intérieur

…et là, je te regarde,
et en toi je me vois.

Il suffirait d’un rien
d’une absence à ici
d’un endroit où mes mains pourraient toucher les tiennes
pour retrouver l’éden.

Octobre 2010

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